(bon d'accord ça parle de Kai mais avec moi, vous devriez avoir l'habitude!)
Où es-tu mon bel amour? Oui, mon bel amour, nous ne sommes ensembles que depuis trois semaines pourtant je me sens déjà dépendant de toi. Tu hantes mes pensées à chaque heure de la journée, tout me rappelle toi.
Où est-tu? C'est paradoxale non? Il y a un mois je savais toujours où tu étais voire même avec qui, maintenant que nous sommes un couple cela fait trois jours que tu disparais sans me laisser de mot. Tes seules traces de vie sont tes textos.
Tes textos... sais-tu d'ailleurs à quel point j'y suis sensible? A chaque fois que mon portable vibre mon c½ur accélère à la pensée que c'est toi et quand je lis ton nom il trépigne de joie. Alors je le lis, le relis et le relis encore une fois, frémissant à chaque fois des petits surnoms que tu me donnes: mon chérie, mon c½ur, mon ange, mon amour.
Oui, mon amour. Tu m'as appelé comme ça deux fois en trois semaines. La première fois, un sourire béat m'avait imprégné et je t'avais répondu en hésitant en te surnommant mon c½ur
D'ailleurs il me fait mal. Je suis malade et tu n'es pas là. Tu es parti ce matin après m'avoir embrassé sur le front et depuis rien. Je suis ton amour pourtant même une de tes fans qui surveille tes faites et gestes saurait dire où tu es alors que moi, ton petit-ami, je l'ignore.
Où pars-tu chaque jours ces derniers temps? J'ai confiance en toi, c'est en moi que je n'ai pas confiance. Te rends-tu compte que la moindre de tes absences m'inquiète, j'ai peur qu'on te vole à moi, peur que tu rencontres quelqu'un de beaucoup mieux que moi.
Si tu m'abandonnais je n'aurais plus rien, le groupe est dissout et mes amis sont retournés à leur ville natale, je ne peux pas travailler à cause de mon manque d'expérience, et pour le moment de ma maladie, et je crois trop en nous pour avoir de l'énergie pour une autre personne que toi.
Ton énergie à toi est si débordante, ça te rend si irrésistible. Tu la transmets si facilement, c'est ce que je me dis à chaque fois que je te vois sur scène, à parler à ton public et à rire avec lui. Un peu comme ce que faisait Ruki jusqu'à trois mois. Jusqu'à ce que cette maladie vienne me tomber dessus en même temps que cette dispute et ce désaccord avec le patron.
J'ai peur que tu ne me veuilles pas réellement, après tout, nous n'avons rien fait. Ma maladie peut rester un simple prétexte... Est-ce logique? Tu m'embrasses mais ne veux pas aller plus loin parce que j'ai une mononucléose assez grave.
Enfin... comme ces derniers jours, je vais m'endormir dans ton lit, au milieu de ton odeur sous le poids des questions, de mes doutes, et surtout de la maladie...
"Kai? Kai ça va?
-mi... miya? Tu es déjà rentré?
-Mon ange, il est dix heure et demi, je suis parti toute la journée.
-Où tu étais?
-Ne t'en occupe pas. Comment tu te sens?
-Comme hier pourquoi?
-Tu es en sueur et ton front est brûlant."
A nouveau tu déposes tes lèvres sur mon front et je me dis que je suis le seul que tu aimes, mes doutes disparaissent. Pourtant ils ressurgissent dès que tu te rends dans une autre pièce, que tu disparais, j'ai peur. Peur que tu aies rencontré quelqu'un et que tu partes passer la nuit autre part qu'avec moi. Je t'aime tellement!!
J'en ai marre d'être malade. Je ne me lève presque pas, je ne sors pas et j'ai peur que cela te lasse. Tu as tellement d'énergie à dépenser mais tu restes ici avec moi après tes heures de travail. Même après ton concert à Kyoto tu es rentré dans la nuit pour être avec moi. Même si tu me dis que tu m'aimes j'ai peur que tu en aies marre de moi, marre de ne me voir qu'allonger dans ton lit et de ne pas pouvoir sortir avec moi.
Pourtant je t'aime, si tu savais à quel point tes absences lors des jours de travail me rongent, je ne me sens bien qu'une fois que je t'ai vu. Je sais bien que ma maladie me fatigue mais je ne me sens vraiment en forme que lorsque tu m'as embrassé, que lorsque je t'ai vu. Je vais peut-être te paraître égoïste mais s'il te plaît ne pars plus sans ainsi, ne pars plus sans m'embrasser. Je ne peux pas te demander de rester toujours avec moi mais s'il te plaît, aide-moi à avoir confiance en moi.
Tu es tellement beau ainsi. Que diraient tes fans si elles te voyaient comme je te vois? Si beau et simple. Toi qui est d'ordinaire si excentrique, même quand tu sors tout le monde te remarque grâce à toutes les couleurs que tu portes. Là, devant moi tu es d'une beauté si rare, aussi rare que ta simplicité. Je ne peux réprimer le sourire qui se forme sur mes lèvres quand tu t'approches de moi, mais comment pourrais-je rester de marbre face à toi? Toi que j'aime tant depuis un mois et avec qui je partage mes jours depuis trois semaines.
Tu es enfin à mes côtés! Je ne peux m'empêcher de frissonner quand tes doigts enlacent les miens et que tes lèvres se posent sur les mêmes. Comme souvent je reste figé dans ton regard, trop absorbé par la couleur de tes yeux. Puis tu poses à nouveau tes lèvres sur les miennes. Juste quelques secondes, un baiser rapide. Un peu trop rapide à mon goût mais je n'ai pas encore le courage de te demander plus, de réclamer moi-même. Après ces quelques secondes mes yeux glissent vers nos mains. Tu as pris la mienne entre tes deux mains mais ton regard se détourne de moi.
Tu as l'air si rêveur comme ça... Qu'as tu fait aujourd'hui qui t'occupe ainsi l'esprit? Es-tu déjà lassé de moi?
"Où tu vas depuis quelques jours?
-Ne t'inquiète pas, il fallait que je vois quelqu'un."
Quelqu'un? Non, je ne dois pas m'inquiéter, tu me dis que tu m'aimes. Tu ne peux pas me mentir en me le disant les yeux dans les yeux!
Quelqu'un... mais comment puis-je être certain que tu n'es pas lassé de moi! Après tout, pendant nos premiers jours de couple tu étais officiellement avec Yôichi jusqu'à lui annoncer que tu m'aimais et pas lui. Peut-être étais-tu juste lassé de lui, que tu m'as trouvé et que tu me laisseras comme tu l'as laissé lui.
"Kai? Ça va?
-Oui pourquoi?
-Ba tu commences à pleurer. Qu'est ce qu'y a?"
Non, ne me regarde pas pleurer. Je ne veux pas que tu me vois dans cette état. Surtout toi, toi qui t'occupes de moi depuis trois semaines alors que je suis malade, toi qui t'occupe de moi alors que je ne fais plus rien.
"C'est rien...
-Kai, si tu pleures c'est qu'il y a une raison. Tu sais que tu peux tout me dire.
-C'est ma maladie, elle me fatigue."
Je ne sais pas si tu me crois mais en tout cas tu fais comme si. Tu es si attentionné avec moi, je ne peux pas croire que je doute tant de notre relation, pourtant j'y crois tellement. Je suis vraiment paradoxale, je t'aime mais je ne serais pas étonné que tu ailles voir autre part, je crois de toute mes forces en nous mais chaque jour j'ai peur que tu me quittes.
"Je ne vais pas travailler demain.
-Pourquoi?
-J'ai pris un jour de congé pour m'occuper de toi.
-Merci.
-Dors bien, je t'aime!
-Toi aussi, je t'aime miya."
J'ai été surpris de te voir me réveiller, d'habitude tu pars sans me réveiller, tu viens m'embrasser si je suis réveillé. Je ne vais pas m'en plaindre tout de même! Je me suis bien réveillé sur la plus belle vision dont je pouvais rêver: ton visage souriant, ta peau pâle encadrée par tes cheveux mi-longs si sombres.
"Kai, excuse-moi de te réveiller.
-C'est bon.
-Il faut que tu te lèves, j'ai besoin de toi dans le salon."
Besoin de moi? Pour quoi faire? Je ne peux rien faire. Il m'aide à me lever du lit, je me sens un peu plus fort qu'hier mais pas suffisamment pour rester debout trop longtemps. Tu passas alors ton bras autour de mes hanches et m'aidas à marcher jusqu'au salon. J'avais légèrement froid, quoi de plus normal? Je n'avais pas bougé du lit depuis quelques jours et j'étais simplement en short de nuit. Tu ouvris la porte et je fus ébloui.
"Joyeux anniversaire Kai!!
-L-les gars!"
J'étais sur le point de pleurer, ils étaient là! Ils étaient TOUS là! Uruha et Aoi se souriaient même!
"Comment ça se fait?! Vous êtes pas censé être à Kanagawa et Mie?!
-Dis le si t'es pas heureux de nous voir!
-Ruwa! Il vient de se lever, soit pas méchant avec lui mon c½ur d'accord?"
Mon... c½ur? Je rêve!
"C'est ton petit-ami qui nous a demandé de tous venir fêter l'anniversaire à notre batteur."
Notre batteur? J'ai l'impression de ne rien comprendre! Ce "mon c½ur" et maintenant "notre batteur"! Nos deux guitaristes faisaient pourtant partis des raisons de la dissolution de notre groupe, the GazettE n'existe plus depuis trois moi, depuis qu'Uruha a avoué à Aoi que sa fiancée n'était qu'une traînée, depuis que le patron et Ruki se sont disputés à propos du tournant que devrait prendre notre groupe.
"Merci miya!
-C'est rien! Quoique... si Rei' et Ruki ont accepté dès le début il a quand même fallu que je fasse Kanagawa-Mie-Tokyo pendant trois jours pour les faire venir tous les deux!
-Mais... vous êtes ensemble? Vous deux?
-Depuis hier soir en fait... Ça te fait un autre cadeau comme ça!"
Alors, tu as fait tout ça pour moi? Ces allés-retours sans me dire où tu allais c'était pour les réconcilier et les faire venir tous les deux à mon anniversaire!
"On a un autre cadeau pour toi."
Ruki s'est approché de moi et m'a tendu une pochette. Je sentis les larmes revenir en lisant ce qui était écrit dessus. Alors the GazettE se reforme!
"Miyavi nous a dit que GazettE te manquait énormément, et vu que nous aussi on était vraiment triste d'arrêté et que ces deux imbéciles redevenaient amis on a décidé de reformer le groupe si tu étais d'accord. Miyavi tient même à ce qu'on se produise sous son label."
Je me retourne vers toi, les larmes aux yeux. Larmes que tu essuies délicatement du bout des doigts avant de déposer un baiser au sommet de mon crâne.
"Merci mon amour!"
Tu déposas tes lèvres sur les miennes. Merci, merci, merci! Je ne peux plus douter de l'amour que tu me portes! Jamais je n'aurais pensé que tu puisses faire de telles choses pour moi! Pour une fois j'osai réclamer plus qu'un simple baiser et tu y répondis avec joie. Je sentis tes mains glisser le long de mon corps et j'entendis les autres s'éclipser discrètement. Tu me fis basculer pour me porter dans tes bras tout en me souriant, et me redéposas sur ton lit, notre lit. A voir ton regard et même ton visage, je ne doute pas de ce qu'il va se passer. Je suis serein, cette fois-ci, tu m'aimes, je le sais et j'en suis sûr.
Tu te reculas un peu pour retirer ton T-shirt et m'offrir une vision de ton si beau torse. Tu refondis sur mes lèvres avec plus de fougue cette fois-ci et glissa tes mains le long de mes jambes pour les arrêter sur mes cuisses. Puis une nouvelle fois, me faisant grogner de mécontentement, il te retira de mes lèvres et y souffla comme s'il s'agissait d'un secret:
"Otanjôbi omedetô tenshi no!"
-Owari-


